01 mars 1999| Vol. 1, No. 2 - Mars-avril 1999 |
Hommage à celles qui m'ont précédée

Il y a une soixantaine d’années, être une femme n’était pas considérer comme étant une fierté, mais plutôt comme un inconvénient que la vie nous avait apporté. Les femmes ont-elles évolué depuis ce temps? Moi, je suis d’avis que les dames de la génération qui précèdent la mienne ont fait bouger les choses dans notre société.

En premier lieu, parlons de l’aspect social. Je trouve que les femmes ont fait de nombreux progrès dans ce domaine. Qui aurait cru, qu’un jour, elles obtiendraient le même privilège pour voter que les hommes? Personne? Il faut se rappeler que les féministes se sont battues pendant la Seconde guerre mondiale, plus précisément en 1940, pour pouvoir élire des dirigeants politiques comme les hommes le font belle lurette. Les femmes n’ont pas toujours eu la vie facile pour gagner des conditions qui favorisent leur bien-être. Prenons un excellent exemple : les congés de maternité. Dans le temps de ma grand-mère, les nouvelles mamans n’avaient pas deux semaines pour s’occuper de leur bébé. Ainsi, dans les années soixante-dix, des organisations féministes se sont fait accorder le droit de prendre congé sans se faire envoyer de leur emploi. Parallèlement à ce contexte, une autre chose qui a créé beaucoup de remous : l’instruction des femmes

Effectivement, les femmes avaient, dans le passé, trois perspectives d’emplois : secrétaire, infirmière, ou institutrice. Or, aujourd’hui, beaucoup de jeunes adultes font des études dans des métiers qui autrefois étaient seulement réservés aux hommes. Il n’est plus rare de voir des mécaniciennes réparer votre voiture. L’avenir appartient à celles qui occupent des métiers non traditionnels. Par conséquent, je suis certaine que beaucoup de choses ont changé dans le domaine social.

En second lieu, le rôle des femmes a beaucoup évolué. Je pense que nous avons fait tomber certaines barrières infranchissables avant de devenir libres et indépendantes. Rappelons que Madame Lise Payette, une des plus grande femme du Québec, a dû se battre pour que les femmes mariées puissent garder leur nom de jeune fille. Cette bataille a été gagnée en 1981. Un autre important changement : les mères qui travaillent. Or, elles ont moins de temps de s’occuper de leurs bambins. En conséquence, les conjoints doivent fournir un minimum d’efforts pour qu’il y ait une meilleure organisation familiale. En général, je trouve que les femmes ont évoluée positivement du point de vue familial.
Finalement, nous avons eu de bonnes représentantes féministes, car dans certains pays, la femme est considérée comme un moins que rien. Une chance que Lise Payette et compagnie étaient là pour faire avancer la mentalité québécoise!

Martine Trottier, étudiante de sec. V, Polyvalente de Pointe- aux-Trembles