La Table des groupes de femmes de Montréal, dont l’assemblée de fondation s’est tenue au printemps 1998, c’est d’abord un lieu de concertation pour permettre aux organismes de île de Montréal oeuvrant auprès des femmes de se regrouper et de développer des positions et des stratégies d’action communes.
L’idée d’une telle structure a d’abord germé dans la tête des intervenantes de groupes de femmes membres du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), qui étaient de plus en plus sollicitées pour parler au nom des groupes de femmes de l’île de Montréal. Une première journée de réflexion au sujet de la future Table des groupes de femmes de Montréal, à laquelle on avait convié plus d’une centaine de groupes, a lieu en février 1996. Les soixante-dix groupes présents, tous d’accord sur la nécessité de créer un organisme régional, élurent un comité provisoire qui avait pour mandat d’incorporer le nouvel organisme, de proposer un modèle d’organisation souple et démocratique et d’identifier des objectifs communs afin d’être ratifiés par une assemblée générale, de fondation. C’est cette assemblée qui a eu lieu le 21 mai 1998.
Entre février 1996 et mai 1998, on a, bien sûr, élaboré le mandat, les objectifs et règlements de la Table et consulté les groupes à ce sujet. Étant donné les nombreuses demandes, la Table a aussi commencé à jouer son rôle d’interlocutrice en matière de condition féminine dans la région de Montréal. C’est ainsi que les Tables des groupes de femmes de Montréal siège au Conseil régional de développement de l’île de Montréal (CRDÎM), au groupe des partenaires du Forum de développement social en plus d’intervenir dans plusieurs autres dossiers (économie sociale, élections municipales, etc.). Soucieuse aussi de créer des liens entre les groupes membres, la Table soutient de nombreux comités :
Caucus communautés culturelles et nouvelles arrivantes, Comité Femmes et emploi, Comité de travail sur les contenus pour la Marche des femmes de l’an 2000, pour ne nommer que ceux qui sont actifs cette année là.
La Table produit aussi des documents de réflexion (sur l’économie sociale, sur la place des femmes dans le développement régional) et organise des journées de formation /réflexion afin d’aider le groupe des femmes à faire face aux nouvelles structures de consultation (et de financement) qui résultent de la régionalisation et de la décentralisation du gouvernement Québécois. En effet, en régionalisant, le gouvernement central remet beaucoup de pouvoir (et d’argent) entre les mains d’instances régionales où il importe de faire entendre la voix la des femmes et de défendre leurs droits et leurs intérêts.
Le 3 décembre prochain, nous invitons les groupes de femmes de Montréal à une journée de formation sur la place des femmes dans le développement régional. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à communiquer au 395-1251. La Table compte actuellement quarante-trois membres. Nous invitons tous les groupes de femmes à se joindre à nous. Selon nos statuts et règlements les plus récents, il existent deux catégories de membres : les membres réguliers et les membres alliés.
Pour adhérer à titre de membre régulier « tout groupe autonome de femmes qui offrent des activités répondant aux besoins spécifiques des femmes et qui vise la promotion de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de vie. » ou « tout comité de condition féminine de groupe communautaire ou syndical ou religieux ou étudiant qui offre des activités répondant aux besoins spécifiques des femmes et qui vise la promotion de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de vie. » ( l’article 9.1 des statuts et règlements).
Les groupes doivent répondre aux critères suivants : « Adhérer aux objectifs de la corporation, remplir une fiche d’adhésion annuellement et verser sa cotisation annuelle » (art. 9.2). Actuellement, la cotisation est fixée à 25$. Le statut de membre est valable pour la durée de l’année financière en cours, soit du 1er avril 1998 au 31 mars 1999. (article 9.6)
Il existe aussi une catégorie de membres alliés. Selon l’article 10.2 de nos statuts « Tout regroupement ou organisme Montréalais de groupes autonomes de femmes ou communautaires ou syndicaux ou religieux ou étudiants qui démontre un intérêt pour la promotion des droits des femmes et l’amélioration de leurs conditions de vie » peut devenir membre allié de la Table. Ils doivent répondre aux mêmes critères que les membres réguliers.
Si nous désirons bâtir un rapport de force assez grand pour que toutes les instances socio-économiques montréalaises tiennent compte des femmes et participent à l’amélioration de leurs conditions de vie. De fait, il est d’une importance capitale que le plus grand nombre de groupes féminins investissent la Table des groupes de femmes de Montréal. Vous êtes donc invitées à vous y joindre.
Louise Neuville



